Les smartphones Huawei et Honor peuvent créer des images 3D

Mais oui, vous avez bien lu. Certains smartphones récents ont la capacité, moyennant un peu de savoir faire et de patience, de créer des photos 3D. La liste ne se limite certainement pas à Huawei et Honor, pourvu que le smartphone ait deux objectifs. De quoi remplacer votre vieux Fuji W3 qui commence à viellir, pour lequel vous devez presque systématiquement ré-aligner vos clichés...

Les deux objectifs de mon Honor 6x m'ont un peu interpelé. Deux capteurs ? Tiens, bizarre, comme sur ce bon vieux W3. Pour faire quoi ? Juste pour gérer quelques effets artistiques liés à la profondeur de champ ?

Un petit tour dans le mode bokeh s'impose. C'est ce mode que vous sélectionnez lorsque vous cliquez sur l'icone représentant un diaphragme dans votre application standard "appareil photo".

Lors d'une prise de vue dans ce mode, un fichier est créé, portant l'extension "jpg". Rien de rare, me direz-vous, encore une chance que ce ne soit pas un bmp ! Sauf que ce fichier n'est pas une image jpeg... enfin, pas seulement. Il contient en fait 3 images. Seule la première d'entre elles est affichée. Elle correspond à la prise de vue que vous avez réalisée, avec l'effet de profondeur de champ que vous avez sélectionné. Premier plan et arrière plan flous, sujet principal net, ou toute autre combinaison, bref, tout ce dont vous pouvez rêver pour exprimer votre créativité. Vous pouvez même reprendre vos réglages à partir de la galerie et obtenir de nouveaux effets... d'où la présence des deux autres images.

La deuxième image jpeg est assez déroutante: profondeur de champ maximale. Elle semble avoir été prise en diaphragmant au maximum, même si vous avez choisi une ouverture de 1 ou moins (0.95 sur mon Honor 6x.!.) Tous les plans semblent nets. Résultat surprenant. Comment a-t-il été obtenu ? Mystère. Mais l'image est là, prête à être exploitée.

La troisième possède un format propriétaire. On trouve la trace d'une signature "edof". Elle ressemble assez fortement à un bitmap où chaque pixel est codé sur un octet, en niveaux de gris. Ici, chaque pixel est caractéristique non pas de la lumonosité et de la colorimétrie d'un point de la scène photographiée, mais de la distance entre l'objectif et ce point. Plus le point est éloigné, plus il appparait clair. Propriétaire ou pas, rien de plus simple que de convertir cette carte de profondeur (depth map) en un fichier jpeg . Le couple ainsi formé avec la deuxième image n'a plus qu'a passer à la moulinette de StereoPhotoMaker...

Les quelques lignes de programme présentes sur mon dépot git devraient vous permettre d'aller plus loin. Il vous faudra compiler l'application sous qtCreator. Bonne chance à tous les aventuriers de la 3D.

Si vous voulez plus de renseignements, vous pouvez toujours m'écrire. Ne soyez pas trop pressés pour la réponse...

Je pense ajouter quelques images dans un avenir proche. Il me faut seulement du temps et un peu de volonté car je ne suis pas un passionné du web...